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05/08/2008

Une juge sud-africaine, Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

3191928087bc80a802875f08137358a8.jpg NEW YORK (AFP - 24 juillet 2008) — Le secrétaire général de l'ONU a officiellement désigné jeudi la juge sud-africaine Navanethem Pillay pour succéder à Louise Arbour comme Haut commissaire aux droits de l'homme, un choix salué par les pays occidentaux et les défenseurs des libertés.

Ban Ki-moon a formellement informé l'Assemblée générale des Nations unies de son intention de nommer Mme Pillay, a indiqué sa porte-parole Michèle Montas.

Saluant le "remarquable bilan en matière de droits de l'homme et de justice" de Mme Pillay, la porte-parole a ajouté que M. Ban comptait sur elle pour "préserver l'indépendance de son bureau (basé à Genève) et maintenir des relations efficaces avec l'Assemblée générale et le Conseil des droits de l'homme".

"C'est à présent (aux 192 membres) de l'Assemblée générale d'approuver" le choix de Mme Pillay, actuellement juge à la Cour pénale internationale (CPI), a-t-elle déclaré à l'AFP.

Selon des diplomates, l'Assemblée générale devrait se réunir lundi prochain pour entériner cette nomination.

Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a salué cette nomination, louant "le fait que cette responsabilité éminente soit confiée à une femme originaire du Sud".

Le nouveau Haut commissaire "peut compter sur le plein soutien de la France, et de l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne, afin que le Haut commissariat continue de se renforcer et d'agir avec efficacité, à Genève, comme à New York, et sur le terrain, partout où des hommes et des femmes sont privés de leurs droits fondamentaux", a ajouté M. Kouchner dans un communiqué conjoint avec la secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme, Rama Yade.

"Je salue vigoureusement cette nomination", a déclaré Mark Malloch Brown, haut responsable au Foreign office dans un communiqué, décrivant Mme Pillay comme "une personne de grande intégrité".

"Nous sommes impatients de travailler avec elle", a indiqué l'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, démentant des informations affirmant que Washington était opposé à sa nomination dans un premier temps à cause de sa position sur l'avortement.

"C'est un bon jour pour les droits de l'homme et c'est un bon jour pour les droits de la femme", a déclaré Taina Bien-Aimé, responsable de l'organisation de défense des droits de l'homme, Equality Now, co-fondée par Mme Pillay.

"Nous sommes impatients de travailler avec le juge Pillay", a déclaré pour sa part Hillel Neuer, directeur de l'organisation UN Watch, basée à Genève.

M. Ban a mené un long processus de sélection à l'issue duquel s'est dégagée une liste réduite de trois candidats composée de Mme Pillay, de l'avocate pakistanaise Hila Jilani et d'un ex-conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide, l'Argentin Juan Mendez, selon des diplomates et des responsables à l'ONU.

D'origine tamoule, Navanethem Pillay est née en 1941. Elle a été juge au TPI pour le Rwanda et a joué un rôle-clé dans la décision de définir les viols comme des armes de guerre.

En 1967, elle est devenue la première femme à ouvrir un cabinet d'avocats dans la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. Elle a également été la première femme non-blanche à oeuvrer au sein de la Cour suprême de son pays.

Mme Pillay devrait remplacer Louise Arbour, 61 ans, de nationalité canadienne, qui avait réussi à renforcer le Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l'homme durant son mandat qui s'est achevé lundi.

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