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29/07/2009

Les femmes cadres n'ont pas le moral

cadres_hommes_femmes__9760b.jpgLes réseaux de femmes cadres ont confiance dans le futur du Business ?

L’institut a publié un sondage intéressant sur le niveau de confiance des femmes cadres en l’avenir de leur carrière professionnelle.

L’évolution de leur vie professionnelle,en tant que cadre femme,est jugée…sans grandes perspectives.

Selon l’étude,les désespérées et les résignées représentent plus de 55 % des cadres femmes sondées!

27/07/2009

Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"

h_9_ill_1219285_ec63_morano.jpgDans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.

Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?

Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.

Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?

En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?

Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.

Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.

Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?

Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.

Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.

Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?

Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.

Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.

Propos recueillis par Anne Chemin

Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde

25/07/2009

L’idée d’un quota de femmes à la tête des entreprises progresse

05508698-153002_L.jpgFaut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises ? C'est ce que propose Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, dans un rapport sur l'égalité professionnelle qu'elle devait remettre, mercredi 8 juillet, au ministre du travail, Xavier Darcos. "Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu'elles sont présentes, bien formées, prêtes à s'investir et que les compétences n'ont pas de sexe", souligne-t-elle.

En mars, le gouvernement lui avait demandé de préparer la concertation sur l'égalité professionnelle que Nicolas Sarkozy a promise pour l'automne. Pour briser le "plafond de verre" qui empêche les femmes d'accéder aux responsabilités, elle propose d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Il faut, écrit-elle, "casser une logique de recrutement quasi exclusivement masculine, qui ne varie pas au cours du temps".

Actuellement, les femmes sont sous-représentées dans les instances dirigeantes des entreprises: en 2009, les conseils d'administration du CAC 40 comptaient seulement 10,5% de femmes. Lorsque l'on prend en compte les 500 premières sociétés françaises, la part des femmes tombe à 8%: 60% de ces entreprises sont dirigées par un conseil d'administration exclusivement masculin. Il y a actuellement une "invisibilité des femmes dans les instances de décision", conclut le rapport.

Brigitte Grésy propose donc de s'inspirer du modèle norvégien. Dénonçant l'existence d'un "club d'hommes" à la tête des entreprises norvégiennes, le gouvernement a imposé des quotas dans les conseils d'administration: les entreprises publiques (en 2004) et les sociétés cotées (en 2006) ont été priées d'accueillir 40% de femmes dans leurs instances dirigeantes. Les résultats ont été atteints sans difficultés: les pouvoirs publics n'ont même pas eu besoin d'utiliser la dissolution, la lourde sanction prévue par la loi.

Pour Brigitte Grésy, il est temps d'appliquer ce système à la France. "Les entretiens menés par la mission ont permis de constater une évolution sensible de l'opinion des responsables, y compris dans les milieux patronaux, souligne-t-elle. Le conseil d'administration de l'Institut français des administrateurs a ainsi voté en mars 2009 une résolution favorable à l'instauration d'actions positives par le législateur." Les quotas seraient d'autant plus opportuns, selon elle, que la féminisation des instances dirigeantes stagne depuis plusieurs années.

D'ici à six ans, Brigitte Grésy propose donc d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés dont les titres financiers sont admis aux négociations sur un marché réglementé. Seules les sociétés comptant plus de 1000 salariés seraient concernées, ce qui représenterait environ 700 entreprises. Pour qu'elles commencent dès aujourd'hui à recruter des femmes, une première échéance, à deux ans, leur imposerait 20% de femmes. En cas de non-respect de ces obligations, les nominations faites au mépris de la mixité seraient annulées.

Cette proposition s'inspire du modèle de la parité politique inscrit dans la Constitution en 1999: depuis lors, la loi oblige les partis, lors de certains scrutins, à prévoir une alternance hommes-femmes sur les listes de candidats. Pendant une petite décennie, cette contrainte a été réservée au seul monde politique mais la réforme constitutionnelle de l'été 2008 a autorisé le législateur à l'imposer à la sphère économique: "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales", note désormais la Constitution.
La proposition de Brigitte Grésy sera sûrement soutenue par la rapporteure de l'Observatoire de la parité: en mars, la députée (UMP) Marie-Jo Zimmermann, qui est à l'origine de la réforme constitutionnelle sur la parité économique et sociale, avait déposé une proposition de loi allant dans le même sens. Le Medef, en revanche, sera sans doute partagé, même si sa présidente, Laurence Parisot, s'est déjà déclarée favorable à l'instauration de quotas.

Pour Tita Zeitoun, commissaire aux comptes et présidente d'Action de femmes, une association fondée en 1997 afin de féminiser les conseils d'administration, la proposition de Brigitte Grésy est une bonne nouvelle. "L'objectif de 40% peut servir de marchepied à beaucoup de femmes, estime-t-elle. Il y a un vivier de dirigeantes qui ont les compétences nécessaires, mais les hommes étaient là avant elles et ils ne veulent pas céder leur place. Il est pourtant dommage de se priver de 50% des talents humains!".

Anne Chemin
Source Le Monde

23/07/2009

Enquête La minijupe fête ses 45 ans dans la sérénité

minijupe.jpgLa minijupe fête ses 45 ans. Si elle fit scandale à ses débuts, elle a su s’imposer et survivre aux aléas du temps et de la mode.

Décriée, huée, parfois illégale, provocatrice, étendard du féminisme et objet de fantasme masculin, la minijupe fêtera bientôt son 45e anniversaire. Elle continue d’habiller les femmes et de révéler leurs jambes.

On doit sa naissance à la jeune couturière anglaise Mary Quant. Elle porta la première « mini skirt » au début des années 60, ainsi baptisée en référence à sa voiture préférée. Si Suzanne Lenglen, joueuse de tennis, affichait déjà une jupe au-dessus du genou pendant les Jeux olympiques d’été de 1920 et si les années 1950 ont vu la jupe se raccourcir, la règle de 10 cm sous les fesses reste une révolution. Inaugurée par l’entourage de Mary Quant, la minijupe séduit peu à peu des célébrités, à l’instar du mannequin Twiggy. L’Hexagone la découvre dans la collection printemps-été 1965 du célèbre couturier André Courrèges qui avait lancé sa propre maison quatre ans plus tôt. Elle est aussitôt adoptée par les stars de l’époque : Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, vite imitées par une grande partie des jeunes Françaises. En 1966, 200.000 minijupes ont déjà été vendues en France.

La grande controverse

Malheureusement, quand les genoux prennent l’air, cela suscite quelques colères. Les parents y voient provocation et indécence. Les adolescentes y trouvent une forme de liberté et d’affirmation de leur féminité. Divers scandales opposent pro et anti-mini. Noëlle Noblecourt, présentatrice de l’émission Télé Dimanche sur l’ORTF, en fait les frais dès 1964. Elle est licenciée pour avoir découvert ses genoux sur le petit écran. En 1967, à la suite de 18 arrestations pour agression, le préfet de police de Paris s’adresse aux jeunes femmes : « Ne tentez pas le diable par votre tenue vestimentaire. » Cinq ans plus tard, sœur Fiorella, chargée de refouler les minijupes à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome fait une dépression nerveuse. Elle reconduisait chaque jour plus de  2.000 touristes.

La minijupe s’inscrit dans le mouvement féministe entamé dès la fin des années 60. Reléguée au second plan par les jupes hippies des seventies, elle fait un grand retour, portée par des personnalités en vue dans les années 80 : le top-modèle Cindy Crawford ou la chanteuse Stéphanie de Monaco. Aujourd’hui elle a sa place dans toutes les garde-robes mais a perdu sa dimension symbolique et revendicatrice.

 


“C’est la fonction qui fait le vêtement”

Coqueline Courrèges, directrice de la maison de couture Courrèges, épouse de son fondateur André Courrèges, revient pour France-Soir sur les origines de la minijupe.

« Qu’est-ce qu’un futur grand couturier ? En 1952 c’est un homme marié dont la femme porte talons hauts, jupe longue et serrée, une constante représentation qui ne peut pas faire grand-chose de son corps. Dans les années 1960 la femme a changé, elle est une mère de famille qui travaille, conduit une voiture et voyage en avion. La véritable révolution vient de l’ensemble pantalon qui apparaît en 1962, épouse pour la première fois la morphologie des jambes et ne gêne pas la pliure du genou. En un sens c’est de la tunique-pantalon que vient la minijupe. Et elle-même est née de la disparition des corsets et des soutiens-gorge. Le raccourcissement vient donc par les épaules… Car à la tunique succèdent les robes trapèze, à bretelles ou manches courtes. L’arrivée des collants permet de libérer encore les jambes et de passer au-dessus du genou sans peur de laisser voir porte-jarretelles ou petite culotte.

C’est parce que Courrèges a compris que l’esthétique ne peut être distinguée de la dimension pratique du vêtement qu’il a créé des ensembles pantalon et des minijupes. Et c’est précisément de là que vient son succès. La plupart des autres couturiers ne raisonnaient pas alors en termes de fonctionnalité. Il faut remettre la couture dans un contexte plus général pour en comprendre les évolutions. Chaque vêtement est lié à une fonction, une culture, un pays, un âge ; une femme vivante en somme. »

Source FranceSoir

©Mathilde Froment et Lucie Oriol, le jeudi 23 juillet 2009 à 04:00

20/07/2009

Trois femmes 3000

les 3 palmes 2009_07 email gd.jpg

Le Docteur Claire NOBLIA, adhérente Femmes 3000 AQUITAINE, Suzy GOSSOT, co-présidente de la délégation Côte Basque de Femmes 3000 AQUITAINE, et Maryline KATAKAWA, membre du conseil d'administration de la Fédération Femmes 3000 et animatrice de la Commission nationale Culture, vont recevoir les PALMES D’ARGENT du BENEVOLAT Promotion Juillet 2009.

Le jury d'attribution de ces palmes était composé notamment de Monique BERLIOUX, Commandeur de la Légion d’Honneur et Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, du Médiateur de la République et du Président de l’Association des Maires de France.

Les Palmes du Bénévolat sont reconnues par les Pouvoirs Publics et sont placées sous le Haut patronage du Médiateur de la République.

Elles sont remises par la Fondation du Bénévolat reconnue d'utilité publique, dont les Membres de Droit sont : le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Culture, le Ministère de la jeunesse et des sports, le Ministère de la Justice et le Président des Maires de France.

Toutes nos félicitations à nos 3 Femmes 3000 !

18/07/2009

Artistes femmes dans les collections du Musée national d'art moderne

EXP-ELLESCENTREPOMPIDOU2.jpgPour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours.

Après Big Bang en 2005 et le Mouvement des Images en 2006-2007, elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Centre Pompidou. C'est l'occasion pour l'institution, qui a su constituer la première collection européenne d'art moderne et contemporain, d'affirmer son engagement auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues, de remettre les créatrices au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXème et du XXIème siècles.

Des figures emblématiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva voisinent avec les grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois ont fait l'objet d'expositions monographiques récentes au Centre Pompidou.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

PARCOURS DE L'EXPOSITION

Thématique et chronologique, l'accrochage réunit une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Niveau 5. Abstraites, primitives, fonctionnelles, urbaines, transdisciplinaires, surréelles, amazones, objectives... Huit salles présentent les œuvres de ces pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
En ouverture au Niveau 4. Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket parmi d'autres représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire, féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité.

Corps slogan
Niveau 4. Précoces et inventives en photographie et en vidéo, les artistes-femmes ont plus récemment transformé les pratiques du dessin, revisitant la notion même de corps. ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.

Eccentric Abstraction
Niveau 4. Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Niveau 4. Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, tissent de nouveaux liens entre projections mentales et espaces d'exposition. On y rencontre Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
Niveau 4. De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art. Art conceptuel, mythologies quotidiennes, appropriation et post-modernisme utilisent le mot comme médium tandis que les installations vidéo redéfinissent l'idée de narration.

Les Immatérielles
Niveau 4. Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art. Le titre est un clin d'œil à l'une des expositions cultes du Centre Pompidou, Les immatériaux.

 

Expositions au Centre

< Toute la liste

27 mai 2009 - 24 mai 2010
11h00 - 21h00

Musée Plan d'accès Plan d'accès


12 €, TR 9 € / 10 €, TR 8 €, selon période. Forfait incluant les expositions temporaires.

Achetez votre billet en ligne

Artistes femmes dans les collections du Musée national d'art moderne

EXP-ELLESCENTREPOMPIDOU2.jpgPour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours.

Après Big Bang en 2005 et le Mouvement des Images en 2006-2007, elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Centre Pompidou. C'est l'occasion pour l'institution, qui a su constituer la première collection européenne d'art moderne et contemporain, d'affirmer son engagement auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues, de remettre les créatrices au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXème et du XXIème siècles.

Des figures emblématiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva voisinent avec les grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois ont fait l'objet d'expositions monographiques récentes au Centre Pompidou.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

PARCOURS DE L'EXPOSITION

Thématique et chronologique, l'accrochage réunit une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Niveau 5. Abstraites, primitives, fonctionnelles, urbaines, transdisciplinaires, surréelles, amazones, objectives... Huit salles présentent les œuvres de ces pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
En ouverture au Niveau 4. Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket parmi d'autres représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire, féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité.

Corps slogan
Niveau 4. Précoces et inventives en photographie et en vidéo, les artistes-femmes ont plus récemment transformé les pratiques du dessin, revisitant la notion même de corps. ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.

Eccentric Abstraction
Niveau 4. Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Niveau 4. Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, tissent de nouveaux liens entre projections mentales et espaces d'exposition. On y rencontre Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
Niveau 4. De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art. Art conceptuel, mythologies quotidiennes, appropriation et post-modernisme utilisent le mot comme médium tandis que les installations vidéo redéfinissent l'idée de narration.

Les Immatérielles
Niveau 4. Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art. Le titre est un clin d'œil à l'une des expositions cultes du Centre Pompidou, Les immatériaux.

 

Expositions au Centre

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27 mai 2009 - 24 mai 2010
11h00 - 21h00

Musée Plan d'accès Plan d'accès


12 €, TR 9 € / 10 €, TR 8 €, selon période. Forfait incluant les expositions temporaires.

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13/07/2009

Egalité professionnelle: quotas de femmes et sanctions au coeur d'un rapport remis au gouvernement

 

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Imposer des quotas de femmes à la tête des grandes entreprises et des sanctions: un rapport sur l'égalité professionnelle entre femmes et hommes remis mercredi au gouvernement dresse un sombre bilan de la situation et préconise des mesures fortes.

Le rapport commandé en mars à Brigitte Gresy, inspectrice générale des affaires sociales (Igas), prépare une concertation avec les partenaires sociaux, annoncée par Nicolas Sarkozy, lors du sommet social de février.

"Il constitue une base extrêmement solide pour aborder la phase de discussion prévue à l'automne", a déclaré le ministre du Travail, Xavier Darcos, en recevant le document.

"La réalité (de l'égalité professionnelle) nous fait honte", a-t-il ajouté.

Les écarts de salaires se maintiennent: "en 2006, dans les entreprises de 10 salariés et plus, la rémunération brute totale moyenne des femmes est inférieure de 27% à celle des hommes".

Si les femmes représentent près de la moitié de la population active (47% en 2007), 31% sont à temps partiel, contre 6% des hommes. Les deux tiers des salariés à bas salaire sont des femmes, surreprésentées dans les emplois non-qualifiés (60%).

Et en temps de crise, "elles vont être tout particulièrement atteinte par les fins de contrat et leur non renouvellement", note le rapport.

Le rapport déplore "l'invisibilité des femmes dans les instances de décision", indiquant que dans les conseils d'administration (CA) des entreprises du CAC 40, il y a seulement 10,5% de femmes en 2009. Elles sont 8% dans les CA des 500 premières entreprises françaises, dont près de 60% ne comptent aucune femme.

Le document propose de réagir en instaurant dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et celles cotées en bourse de plus de 1.000 salariés "une obligation" de 40% de femmes dans un délai de six ans, dont 20% les deux premières années.

Un système de quotas que permet la Constitution depuis sa révision, en juillet 2008, selon laquelle "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes (...) aux responsabilités professionnelles et sociales".

Il est également préconisé de mettre en place des sanctions, soit en jouant sur les allègements de charges, soit en fixant une pénalité "dissuasive" à hauteur de 1% de la masse salariale.

Cette menace avait déjà été brandie. Nicolas Sarkozy qui, dans son projet présidentiel, promettait l'égalité "d'ici 2010", avait indiqué en mars 2008, avoir "dit aux partenaires sociaux qu'on leur donnait jusqu'en 2009 pour trouver une solution". "A partir de 2009, je ferai voter par le Parlement des sanctions financières", avait-il assuré.

Si le patronat a déjà exprimé ses réticences, la CGT et FO estimaient en mars qu'il fallait légiférer pour l'adoption de sanctions dès 2010.

Le rapport souligne aussi qu'il existe des textes en matière d'égalité professionnelle, non appliqués. "Plus de 25 ans après la première loi sur l'égalité professionnelle, la sanction ne peut désormais que se profiler dans le paysage", note Mme Gresy.

D'autant plus que les actions des pouvoirs pouvoirs publics et des partenaires font l'objet d'un bilan "mitigé". "Les négociateurs négocient peu, sauf dans les grandes entreprises, les contrôleurs contrôlent peu, les juges jugent peu".

Le rapport propose aussi de mobiliser davantage les acteurs et d'ouvrir plus le congé parental aux hommes, alors que 98% des allocataires sont actuellement des femmes.

Caroline Taix - Copyright © 2009 AFP

11/07/2009

Douze propositions pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes

violences_femmes.jpgLa mission d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes a rendu ses propositions ce matin. Les députés attendent à présent un geste fort du gouvernement.

Aujourd'hui en France, 1,3 millions de femmes sont victimes, chaque jour, de la violence de leurs conjoints. Tous les deux jours et demi, l’une d’elles décède. Ces chiffres, révélés en 2000 par l’Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff), ne représentent pourtant qu'un échantillon des violences subies par les femmes au quotidien. Harcèlement sexuel, psychologique, violences sur la voie publique et au travail viennent compléter une liste déjà longue.

Depuis six mois, une trentaine d'auditions ont été menées dans le cadre d'une mission dite «d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes». Trente-six députés - toutes tendances politiques confondues - se sont mobilisés autour de Danielle Bousquet, députée PS des Côtes-d'Armor et présidente de la mission, pour apporter des réponses nouvelles à une problématique ancienne. Les témoignages d'une centaine de médecins, juristes, ministres et procureurs leur ont permis d'évaluer la politique menée actuellement contre la «violence de genre» et de développer douze propositions novatrices. En voici un aperçu.

Inscrire la lutte contre les violences faites aux femmes dans le préambule de la constitution

La mission souhaite introduire une «charte de la dignité de la personne humaine» dans le texte constitutionnel qui comporterait une condamnation solennelle des violences de genre, au même titre que les droits civils, économiques ou sociaux.

Plus qu'une loi-cadre, un «dispositif-cadre»

«L'idée n'est pas d'apporter un texte de plus mais de parvenir à monter un dispositif global, cohérent et coordonné», explique Guy Geoffroy, rapporteur de la mission. Un magistrat du parquet spécialisé dans ce type de violence et chargé de faire le lien entre juge pénal, juge des enfants et juge des affaires familiales, devrait ainsi être désigné dans chaque Tribunal de Grande Instance.

Renforcer la prévention en amont

«Ce n'est pas à l'âge quasi adulte qu'il faut parler de respect des femmes à un jeune, estime Danielle Bosquet. Les enseignants doivent être formés pour délivrer ce message, combattre les stéréotypes et les comportements de domination».

Créer une ordonnance de protection pour les victimes et mieux prendre en compte l'intérêt des enfants

La procédure du référé violence qui existe actuellement devant le juge civil est peu utilisée et ne concerne que les couples mariés. La mission plaide pour l'instauration d'une nouvelle ordonnance qui protégerait efficacement la femme mais aussi ses enfants dans un délai de 24 heures.

Inscrire un délit de violences psychologiques au sein du couple dans le code pénal

Afin d'éviter les phénomènes «d'emprise» qui peuvent aller jusqu'au suicide de la victime, la mission veut créer un «délit» de violence psychologique.

Proscrire le recours à la médiation pénale

Selon la mission, la médiation pénale placerait la victime et son bourreau sur un pied d'égalité. «Son utilisation peut laisser penser que les torts sont partagés, estime Guy Geoffroy. La victime ne doit pas penser une seule seconde qu'elle est en partie responsable de ce qui lui arrive».

Accorder un titre de séjour aux femmes en situation irrégulière

Parce que dénoncer un conjoint violent signifie révéler à la police sa situation de «sans-papier», la mission propose de soutenir les femmes en situation irrégulière, de leur accorder un titre de séjour et de leur ouvrir le droit à l'aide juridictionnelle.

Les propositions du rapport ont été adoptées à l'unanimité hier, mardi, par les députés de la mission. Il a ensuite été remis au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et devrait être examiné à la rentrée. Guy Geoffroy appelle de ses voeux le gouvernement à «sérieusement prendre en compte ces propositions» pour que ce texte ne soit pas «un rapport de plus qui intéresse la société un temps puis retombe dans des sables mouvants».

DELPHINE LEGOUTÉ Source : Libération

10/07/2009

Romances Slaves

romances-slaves.gif

Rendez-vous Samedi 11 juillet à 20h30, à la chapelle St Bernard au pied de la gare Montparnasse, pour découvrir  Violetta Wowczak qui interprète un répertoire de chansons poétiques polonaises et de romances russes accompagnée au violon et au piano par Mariette Freudentheil-Duchamp
 
Entrée libre
 

09/07/2009

La première femme astronaute chinoise devrait partir dans l'espace en 2012

espace.jpgLa première femme astronaute de Chine qui va être sélectionnée pour rejoindre la seconde équipe de taikonautes devrait partir dans l'espace en 2012, indique le Nanfang Weekly, un hebdomadaire de Guangzhou, qui cite Sui Guosheng, un des responsable du recrutement de l'armée de l'air de l'Armée Populaire de Libération (APL).

Cette femme astronaute sera choisie parmi les 16 femmes pilotes de chasse qui ont réussi leur examen en avril dernier.

Ces femmes pilotes avaient été elles-mêmes sélectionnées parmi 150 000 candidates venant de 12 provinces ayant réussi leur examen de fin d'études secondaires pour être les premières femmes pilotes de chasse de Chine.

Les 16 femmes finalement sélectionnées vont désormais subir un entraînement qui durera deux à trois ans.

Lors d'un entretien en ligne jeudi sur le site de l'agence Xinhua (Chine Nouvelle), le premier astronaute chinois Yang Liwei, qui a fait le premier voyage historique dans l'espace pour la Chine a confirmé que le processus de sélection de la première femme astronaute de la Chine était en cours.

Aujourd'hui, l'ancienne Union soviétique (URSS), les Etats-unis, le Japon, la République de Corée et l'Europe ont tous envoyé des femmes dans l'espace.

La première femme astronaute a été Valentina Vladimirovna Tereshkova qui a passé près de trois jours dans l'espace en juin 1963 à bord du vaisseau soviétique Vostok 6.

PUBLIÉ LE 09/07/2009 À 06:54 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS

06/07/2009

Soldes chez Jean-Luc François

 

 



INVITATION

SOLDES

A l'occasion des soldes Eté 2009
Jean-Luc François vous fait bénéficier d'une remise de


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41, rue Coquillière
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Tél : 01.42.33.27.98
Ouvert du Lundi au Samedi de 11h à 19h
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03/07/2009

9ème forum des jeunes mathématiciennes

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9ème FORUM DES JEUNES MATHEMATICIENNES aura lieu les 6 et 7 novembre 2009 à l'Institut Henri Poincaré , PARIS

 

A l’initiative de l’association femmes et mathématiques, ce forum rassemblera des jeunes mathématiciennes pour :

• des échanges scientifiques ,
• des rencontres avec des chercheuses et des chercheurs plus confirmés,
• des débats reliés à la situation des femmes.

Les aspects techniques des recrutements (qualification, etc…) seront abordés avec des membres du CNU.

Cette neuvième édition du forum a pour thème scientifique l’ensemble des mathématiques. Nous encourageons les étudiantes en thèse ou en postdoc, les maîtres de conférences très récemment recrutées à présenter leurs travaux.

Les présentations scientifiques se feront sous la forme de courts exposés de 30 mn accessibles à un large public scientifique.

La soumission se fera sous la forme de textes de 4 pages en Latex .
La date limite de soumission est le 17 septembre 2009
Notification aux auteures le 6 octobre 2009.
Pour soumettre un résumé veuillez suivre les instructions de : http://femmes-et-maths.fr


En cas de difficulté, les frais de déplacement et de séjour des participantes peuvent être pris en charge partiellement par l’association femmes et mathématiques.

Contact en cliuqant ici !

Comité de programme et d’organisation : Valérie Berthé, CNRS LIRMM, Aline Bonami, professeure émérite Université d’Orléans, Catherine Bonnet, INRIA Roquencourt, Christine Charretton, membre du CA de femmes et mathématiques, Véronique Lizan, présidente de femmes et mathématiques
Véronique Slovacek-Chauveau, vice-présidente de femmes et mathématiques, Micheline Vigué, Professeure émérite Université Paris 13, membre du CA de femmes et Association femmes et mathématiques

Institut Henri Poincaré – 11, rue Pierre et Marie Curie – 75231 – PARIS cedex 05
Tél. /fax : 01 44 27 64 20 – Mél
Site : www.femmes-et-maths.fr

02/07/2009

Remaniement gouvernemental : une parité de façade

Malgré une moyenne générale de 33,3% de femmes au sein du gouvernement, l’Observatoire de la parité s’étonne d’une baisse significative du nombre de femmes nommées ministres, suite au remaniement gouvernemental du 23/06/09 :

Total F % F
Ministres* 19 4 21,1
Secrétaires  d'état 20 9 45,0
Total 39 13 33,3

 

* prenant en compte le Premier ministre François Fillion, MM. Devedjian et De Raincourt, ministres auprès du Premier ministre et M. Estrosi, Ministre auprès de Mme Lagarde.

Au palmarès de la parité entre les 27 gouvernements européens, où seul-e-s les ministres sont comptabilisés, le remaniement gouvernemental du 23 juin 2009 qui nomme 4 femmes seulement parmi les 19 ministres, va rétrograder la France de la 4ème à la 15ème place, juste entre la Lettonie et la Lituanie.
Si l’élection du Président de la République en 2007 a indéniablement marqué une avancée importante de la place des femmes au sein du gouvernement, il est important de signaler que la majorité d’entre elles s’est vu confier des secrétariats d’état plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités.

D’un point de vue plus qualitatif, l’Observatoire de la parité rappelle, comme en 2007, que les intitulés des ministères ne permettent pas d’identifier qui est en charge des questions d’égalité entre les femmes et les hommes. Ceci est regrettable, tant au regard des requêtes des partenaires sociaux et du monde associatif, que de celui des partenaires institutionnels européens et internationaux, soucieux d’identifier un/e interlocuteur/trice pilotant les politiques publiques sur ces sujets d’importance.

Téléchargez ici le communiqué de presse !