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18/05/2010

Recherche d'emploi : pour une solidarité entre Femmes 3000

Nous publions exceptionnellement cette annonce transmise par l'une de nos adhérentes, Elisabeth Baron, compte tenu du caractère d'urgence associé.

Jeune femme avec enfant à charge Educatrice spécialisée (encadrement d'adolescents, adultes handicapés, personnes âgées, maisons de retraite etc) et une capacité en Droit), ayant cessé son activité professionnelle pour accompagner son mari avant son décès, recherche activement un emploi. Est prête à accepter un emploi sortant de ses références professionnelles, à temps partiel éventuellement, pour pouvoir poursuivre le financement des études de son fils.

Secteur : Paris et couronne plutôt Ouest habitant les Yvelines (78)

Possède un véhicule.

Merci de contacter Elisabeth Baron au 06 67 06 51 67 ou par email, qui transmettra vos propositions à l'intéressée.

 

 

 

02/07/2009

Remaniement gouvernemental : une parité de façade

Malgré une moyenne générale de 33,3% de femmes au sein du gouvernement, l’Observatoire de la parité s’étonne d’une baisse significative du nombre de femmes nommées ministres, suite au remaniement gouvernemental du 23/06/09 :

Total F % F
Ministres* 19 4 21,1
Secrétaires  d'état 20 9 45,0
Total 39 13 33,3

 

* prenant en compte le Premier ministre François Fillion, MM. Devedjian et De Raincourt, ministres auprès du Premier ministre et M. Estrosi, Ministre auprès de Mme Lagarde.

Au palmarès de la parité entre les 27 gouvernements européens, où seul-e-s les ministres sont comptabilisés, le remaniement gouvernemental du 23 juin 2009 qui nomme 4 femmes seulement parmi les 19 ministres, va rétrograder la France de la 4ème à la 15ème place, juste entre la Lettonie et la Lituanie.
Si l’élection du Président de la République en 2007 a indéniablement marqué une avancée importante de la place des femmes au sein du gouvernement, il est important de signaler que la majorité d’entre elles s’est vu confier des secrétariats d’état plutôt que des ministères, ce qui ne conduit pas à un véritable partage des responsabilités.

D’un point de vue plus qualitatif, l’Observatoire de la parité rappelle, comme en 2007, que les intitulés des ministères ne permettent pas d’identifier qui est en charge des questions d’égalité entre les femmes et les hommes. Ceci est regrettable, tant au regard des requêtes des partenaires sociaux et du monde associatif, que de celui des partenaires institutionnels européens et internationaux, soucieux d’identifier un/e interlocuteur/trice pilotant les politiques publiques sur ces sujets d’importance.

Téléchargez ici le communiqué de presse !

23/03/2009

Santé "surpoids & obésité"

Rendez-vous le mardi 7 avril à 19h à l'Hôpital Américain vous convie à l'une de ses rencontres santé sur le thème : "Surpoids et obésité, pour une prise en charge pluridisciplinaire".

Cette table ronde sera animée par le Professeur DUROUX, Directeur des Affaires Médicales, avec la participation des spécialistes de "L'Espace Prévention Poids" de l'Hôpital Américain de Paris.

La conférence débutera à 19h précises et s'achévera à 20h30. Elle se déroulera dans l'auditorium de l'Hôpital Américain de Paris. Pavillon Florence Gould.
(Entrée directe par le 55, boulevard du Château à Neuilly-sur-Seine)


L’inscription est gratuite mais obligatoire
Merci de bien vouloir réserver avant le 3 avril 2009 par mail en cliquant ici
ou à cette autre adresse mail en cliquant là !

13/11/2008

Les femmes sous-représentées en politique et parmi les décideurs

2008-11-12T180022Z_01_APAE4AB1E0O00_RTROPTP_3_OFRTP-FORUM-PARITE-RAPPORT-20081112.jpg
Les femmes restent largement sous-représentées dans le monde politique et aux postes de décision, même si leur accès à l'éducation est aujourd'hui pratiquement égal à celui des hommes, selon le rapport 2008 sur la parité rendu public par le Forum économique mondial.

L'ONG basée à Genève, qui organise en janvier de chaque année la réunion de Davos, précise que la Norvège, la Finlande et la Suède sont les pays qui ont le plus réduit l'écart entre les sexes, alors que l'Arabie saoudite, le Tchad et le Yémen arrivent en queue de classement.

Selon le document, les femmes ont en général acquis la quasi-parité avec les hommes pour l'accès à l'éducation et à la santé mais ces progrès ne se traduisent guère dans les sphères politiques et économiques, notamment au niveau des "décideurs".

"Ce sont autant de talents inexploités", estime Saadia Zahidi, responsable du Forum économique mondial.

Le rapport qui concerne 130 pays s'appuie notamment sur des données récoltées par les Nations unies à travers le monde.

L'Islande et la Nouvelle-Zélande arrivent en quatrième et cinquième positions dans ce palmarès. La Nouvelle-Zélande est le premier pays à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1893.

Les Philippines, dont la présidence est occupée par une femme, Gloria Macapagal Arroyo, se classent sixièmes. L'Irlande est 8e, les Pays-Bas et la Lettonie sont 9e et 10e.

Les Etats-Unis ne font pas mieux que 27e et le Canada perd 13 places pour se retrouver en 31e position.

Parmi les grands pays européens, l'Allemagne est 11e, la Grande-Bretagne 13e et la France 15e.

La Russie occupe la 42e position, la Chine la 57e, le Brésil la 73e et l'Inde la 113e.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, Trinidad arrive en tête, à la 19e place du classement mondial, en raison notamment de l'augmentation du nombre de femmes au parlement.

L'Argentine, présidée par une femme, Cristina Kirchner, est 24e, juste devant Cuba, 25e.

En Afrique, le Lesotho est le pays où la parité est la mieux respectée et se classe 16e au classement mondial. Le Mozambique est 18e et l'Afrique du Sud 22e.

Les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord réalisent la moins bonne moyenne.

Laura MacInnis, version française Guy Kerivel
Source Le Monde

27/10/2008

Salaires hommes-femmes - Pas à pas vers l'égalité

salaire.jpgLes écarts de rémunération chez les moins de 35 ans ne sont plus que de 9 %. Un espoir ? Pas si sûr.
Sarkozy en avait fait un des thèmes de sa campagne. « Je veux un Etat exemplaire en matière d'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes », avait-il martelé. Et pourtant, malgré le volontarisme du président, malgré les multiples lois de 1972, 1983, 2001 et 2006 qui encadrent la parité depuis plus de vingt ans et les promesses faites la main sur le coeur, on est encore loin du compte. Il faut dire que les entreprises font de la résistance. Signer la Charte de 2004 sur la diversité ? Oui ! Plus de 1 500 sociétés ont paraphé le texte. Mais, dans les faits, une étude de l'Apec publiée en octobre 2008 révèle que les disparités entre les rémunérations hommes-femmes restent fortes : 22 % d'écart en moyenne.

Ces dernières sont considérablement moins nombreuses à accéder à des postes à responsabilités et d'encadrement, voire très rares à occuper un siège de direction. Même dans les fonctions féminisées comme la gestion et le marketing, les femmes touchent 20 % de moins que leurs collègues masculins. Et, à caractéristiques strictement identiques (profil, poste et entreprise), une différence de salaire de 7 % subsiste.

Mais le vent tourne. Et les jeunes générations fraîchement diplômées-ou en passe de l'être-refusent en bloc ce que leurs aînés acceptaient comme une fatalité. En mars 2007, l'association Grandes écoles au féminin (GEF), créée en 2002, jetait un pavé dans la mare en publiant la première étude comparative des parcours professionnels de plus de 7 200 anciens étudiants issus de 9 écoles de prestige (Centrale Paris, Ena, ENPC, ESCP-EAP, Essec, HEC, Insead, Mines et Polytechnique), mettant en lumière le fossé entre les rémunérations.

Un club pour Elles

Bien décidées elles aussi à relever le gant, trois étudiantes d'Audencia, l'école de marketing de Nantes, viennent de fonder un club, Audencia pour Elles. « Notre but, c'est d'agir dès l'école en réunissant et en sensibilisant étudiants, diplômés et entreprises , assure Sandrine Jouin, l'une des fondatrices. Seul un matraquage régulier autour de ces questions, assorti de conférences et d'ateliers avec des cabinets de recrutement et des représentants RH permettra de changer les mentalités. »

Et autant battre le fer tant qu'il est encore chaud... Depuis peu, on note un recul des disparités à l'embauche, en raison de la féminisation progressive de la population cadre. 9 % d'écart salarial chez les moins de 35 ans, contre 38 % chez les plus de 55 ans. Les menaces de sanctions prévues dans la loi de 2006-dont le délai légal pour l'équilibre des salaires est fixé à 2010-auraient-elles porté leurs fruits ? Pas sûr... Au-delà des sommations gouvernementales, le machisme des entreprises pourrait finalement s'effacer derrière un bon vieux pragmatisme et une logique de business. Avec le papy boom, les entreprises à la recherche de sang neuf devront-malgré elles ?-jouer le jeu de l'égalité

Camille Lamotte
Source : Le Point
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Koné : Une expérience pilote chez l'ascensoriste

« Q uand on a un fort besoin de techniciens, pourquoi ne pas recruter sur l'ensemble de la population ? » interroge, faussement naïve, Béatrice Bretegnier, DRH chez l'ascensoriste Koné. « Notre coeur de métier, poursuit-elle, ne demande pas de force physique particulière et peut donc parfaitement convenir aux femmes. Sauf à celles qui tiennent à leur manucure, bien sûr ! » L'entreprise vient d'opérer une révolution de velours en recrutant des candidates. « On a mis en place un forum emploi pour dénicher des femmes au chômage ou au RMI, et leur présenter le métier d'ascensoriste en axant sur la motivation. » Seul critère excluant : le vertige ! Après une première sélection, quatre élues ont intégré une formation technique en alternance au Greta, avec 200 heures de maths, d'électronique, d'électromécanique, de construction... « Une fois leur diplôme en poche, nous les CDIseront, assure Béatrice. A salaire égal avec les hommes, cela va sans dire. Quatre femmes, cela peut paraître dérisoire, mais, si cela passe bien, nous élargirons encore les embauches féminines. D'ailleurs, les techniciens n'y sont pas hostiles. Le sérieux de notre engagement sur la sélection et la formation les a beaucoup rassurés. Simplement, culturellement, ils n'imaginaient pas des femmes en bleu de travail... » C. L.

23/10/2008

Où en sommes-nous de la Parité ?

mapa-ieg.gifPouey international, spécialiste de la gestion du risque client et du renseignement d’affaires, vient de réaliser un sondage sur la parité homme/femme dans les PME-PMI françaises.
Menée auprès de 60 chefs d'entreprise des Bouches-du-Rhône, cette enquête révèle que seules 10% des entreprises sondées sont dirigées uniquement par des femmes et que 10% font l'objet d'une co-direction homme/femme (contre respectivement 11,5% et 11,1% au national).

À noter cependant que, dans 86,7% des entreprises des Bouches-du-Rhône interrogées, les femmes occupent des postes à responsabilités.

Pour découvrir l'enquête en totalité, téléchargez-la ici !


04/09/2008

ROYAUME-UNI • Moins de femmes dans les hautes sphères

"Le nombre de femmes occupant des postes à responsabilité diminue, après des décennies de progression", rapporte The Daily Telegraph, citant les conclusions du rapport annuel de la Commission pour l'égalité et les droits de l'homme.

Bien qu'elles aient un meilleur niveau de formation et qu'elles soient plus désireuses de faire carrière qu'auparavant, les femmes se heurtent à un "plafond de béton" sexiste. Comme le note le rapport de la Commission, "trop de gens pensent encore que leur place est à la maison et que ce sont les hommes qui doivent occuper les postes à responsabilité".
Ainsi, alors qu'elles représentent près de la moitié la population active britannique, elles sont loin d'être à égalité avec les hommes en haut de l'échelle dans douze catégories professionnelles sur vingt-cinq, dans le secteur privé comme dans le public et en politique. A ce rythme, il leur faudra soixante-treize ans pour être aussi bien représentées que les hommes à la direction des cent premières entreprises britanniques et deux siècles pour l'être au Parlement, précise The Guardian.

Source : Courrier International

19/08/2008

« Les Femmes, le Pouvoir et la Politique » - Exposition en ligne

Bienvenue dans un monde dirigé par les femmes ! Un monde où les histoires encore jamais racontées de femmes réclamant et exerçant leur pouvoir dans le monde entier et à travers l'histoire prennent vie dans l'exposition internationale en ligne d'I.M.O.W., Les Femmes, le Pouvoir et la Politique.

Du 8 mars au 31 décembre 2008, l'exposition Les Femmes, le Pouvoir et la Politique sera disponible pour un public international en arabe, anglais, français et espagnol. Nous nous concentrerons sur un nouveau thème provoquant chaque mois et poserons les questions que personne ne pose. Comme jamais auparavant, les femmes et les hommes se concentreront sur des sujets de fond concernant la participation des femmes en politique, discutant de sujets qui les intéressent, découvrant les outils pour promouvoir des femmes puissantes et agissant pour amener un changement.

Pour commencer votre voyage à travers le monde de l'exposition Les Femmes, le Pouvoir et la Politique, regardez notre vidéo de bienvenue par l'ancienne Présidente d'Irlande, Mary Robinson, lisez une lettre de la curatrice, Masum Momaya, ou allez directement aux sujets en explorant Les sujets au centre de l'attention.

Pour visitez l'exposition, cliquez-là !

Source : International Museum of Women

18/08/2008

Comment les femmes de moins de 35 vivent l’inflation ?

Comment les femmes de moins de 35 vivent l’inflation ?
C’est le sujet people de l’été, au même titre que les jumeaux d’Angelina Jolie et de Brad Pitt !


Banque Robeco présente, en collaboration avec l’Ifop une analyse approfondie du regard sur l’inflation de la population féminine et de celle âgée de moins de 35 ans. Ces résultats sont extraits de la deuxième vague du baromètre de l’inflation Ifop / Banque Robeco qui vise à mesurer le degré de connaissance, les perceptions et les anticipations des Français par rapport à l’inflation.

Le degré de connaissance, les représentations et anticipations des Françaises par rapport à l’inflation s’avèrent à bien des égards spécifiques. 96% des femmes se disent inquiètes dont 67% de tout à fait inquiètes, une perception à rattacher au lien opéré par les interviewées (94%) entre inflation et impact sur le pouvoir d’achat.
Le baromètre identifie des conséquences découlant de ce constat :

- Les femmes attendent plus intensément que leurs homologues masculins une action prioritaire des pouvoirs publics visant à lutter contre l’inflation.

- Les anticipations de la population féminine en termes de comportements illustrent de façon plus flagrante cette anxiété : 71% des femmes interrogées (contre 61% chez les hommes) ont l’intention de moins dépenser. 48% déclarent souhaiter moins épargner au cours des prochains mois.

- Le phénomène d’installation de l’inflation dans le quotidien et l’imaginaire de l’opinion joue de
A n’en pas douter, certaines mauvaises langues se poseront la question du quota de blondes dans l’échantillon de population sélectionné, au regard du très grand sérieux dont font preuve les femmes interviewées.

Le vécu des moins de 35 ans
Dans un premier temps, la priorité donnée à la lutte contre l’inflation revêt une importance prépondérante auprès de ce jeune public (41% contre 32% pour les plus âgés). Disposant d’un pouvoir d’achat généralement moindre que celui de leurs aînés, les Français âgés de moins de 35 ans semblent davantage sensibles aux variations des prix et subissent, en conséquence, de plein fouet leur hausse continue.
Corollaire de ce qui vient d’être évoqué, cette catégorie de population se révèle plus prompte à considérer le niveau de l’inflation de manière excessive comparé à celui mesuré par l’INSEE. 47% d’entre eux l’envisagent à un niveau supérieur à 5% contre seulement 30% des personnes âgés de plus de 35 ans. Ce constat confirme donc la plus grande sensibilité, ou l’information moins précise, des plus jeunes face à un phénomène inflationniste qui semble les frapper plus durement que leurs aînés.

De plus, les jeunes se montrent plus inquiets quant à l’augmentation de l’inflation au cours des prochains mois, 46% d’entre eux l’anticipant à un niveau supérieur à 5% contre seulement 34% des plus de 35 ans.
En outre, les jeunes interviewés reconnaissent plus largement que l’accélération de l’inflation va modifier leurs comportements (90% contre 83% pour les plus de 35 ans). En effet, 68% ont l’intention de moins dépenser. Toutefois, et cela constitue un signe encourageant, on observe que le recours à l’épargne est envisagé de manière plus fréquente par ces derniers (36% contre 10% pour les plus de 35 ans).

A ce titre, la moitié des jeunes interrogés fait part de son intention d’orienter son épargne vers d’autres types de placements dans l’hypothèse où le taux d’inflation serait supérieur au taux de rendement du livret A ou de l’assurance vie. Dans un tel contexte, le rôle du banquier s’avère ici prépondérant, les interviewés de moins de 35 ans se révélant légèrement plus enclins à suivre les recommandations de leur conseiller bancaire que leurs aînés (39% contre 34%).

Enfin, la hausse des prix de certains produits est appréhendée de manière différenciée selon l’âge. Si les produits alimentaires et l’essence sont regardés à l’unanimité comme particulièrement inflationnistes, les jeunes semblent plus sensibles à la hausse des prix de l’immobilier (à hauteur de 73% d’entre eux contre 63% pour les plus âgés). A l’inverse, l’accroissement du coût des loisirs (70% contre 76%) comme celui des bien culturels (25% contre 35%) apparaît moins évident à leurs yeux. Gala, Voici et Closer n’ont pas de souci à se faire pour leurs chiffres de diffusion !


Source DG Mag.

16/08/2008

Elle, moins bien lotie que Lui

Les femmes restent moins bien protégées contre les vicissitudes du marché du travail. Elles occupent plus de 82 % des postes à temps partiel.

Pas l’once d’une atténuation en 2007 : sur le marché du travail, les femmes restent de loin la catégorie la plus discriminée. On savait déjà que, pour trouver un emploi en France, mieux valait se prénommer Jean que Jeanne. L’INSEE nous le confirme dans son étude, au regard de l’année dernière.

Dernières embauchées, premières licenciées. « À tous les âges, il y a proportionnellement plus de chômeuses que de chômeurs, mais c’est entre vingt-cinq et quarante-neuf ans que les écarts sont les plus marqués (8,1 % contre 6,6 %) », affirment les auteurs de l’enquête, François Chevalier, Isabelle Macario-Rat et Anne Mansuy. Au total, sur les 2 215 000 personnes qui se déclarent au chômage, 1 121 000 sont de sexe féminin. Mais des disparités plus évidentes apparaissent en fonction de la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, 16 % des ouvrières n’ont pas d’emploi contre 9,5 % des ouvriers, alors que, dans les professions intermédiaires, les différences sont beaucoup moins importantes. Le niveau de diplôme n’y est malheureusement pas anodin : 22,7 % des chômeuses ont arrêté leur parcours scolaire après un brevet des collèges ou un CAP.

Or pour celles qui arrivent à surmonter ce premier obstacle du mauvais sort des statistiques qu’est l’ANPE, les embûches sont encore nombreuses sur la route qui mène à un emploi stable et sécurisé, égal à leurs compères masculins. Tout d’abord car hommes et femmes n’occupent pas les mêmes postes. « Près de la moitié des femmes sont employées, contre seulement 13 % des hommes ; (…) au sein des professions intermédiaires, les femmes sont plutôt infirmières, institutrices ou cadres B de l’administration, tandis que les hommes sont plutôt contremaîtres, agents de maîtrise ou techniciens », révèle l’étude de l’INSEE. Quant à la catégorie des cadres, les femmes restent encore sous-représentées : 13 % d’entre elles ont un poste à responsabilité, contre 18 % chez les hommes. Même dans les secteurs d’activité dits très « féminisés » que sont l’éducation, la santé et l’action sociale, les femmes se maintiennent à des postes de qualification intermédiaire.

Enfin, reste la plus emblématique des inégalités entre sexes dans le monde du travail : le temps partiel (très répandu parmi les employés). Plus de 82 % des emplois à la durée hebdomadaire incomplète restent occupés par des femmes. Pourtant seulement 29 % d’entre elles souhaitent travailler plus (36 % pour les hommes), selon l’INSEE. Même parmi les travailleuses de vingt-cinq à quarante-neuf ans, la proportion de femmes qui se déclarent en sous-emploi ne dépasserait pas 30,7 %. Des pourcentages qui pourraient trouver une explication dans la modification du questionnaire de l’INSEE, dénoncée en juin par le collectif Autres Chiffres du chômage. « Les enquêteurs ne demandent plus au salarié s’il souhaite travailler plus, mais s’il aurait souhaité travailler plus la semaine dernière. » Comme les salariés ont organisé leur vie personnelle, en particulier la garde des enfants, en fonction du temps partiel, cette nouvelle formulation de la question induirait beaucoup plus de réponses négatives.

Christelle Chabaud
Source L'Humanité