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16/07/2011

Sandra Le Grand nommée vice-présidente de CroissancePlus le 12 juillet 2011

Réuni ce 12 juillet 2011, le comité directeur de CroissancePlus (premier réseau français des entrepreneurs de croissance) à élu son nouveau président Olivier Duha, fondateur de Webhelp, ainsi que 3 nouveaux Vice-présidents : Sandra le Grand, fondatrice et PDG de Canalce, Stanislas de Bentzmann, fondateur et PDG de Devoteam et Laurent Vronski, Directeur Général d’Ervor.

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11/09/2009

Force des femmes, force du monde

Par Clare Beckton, Coordonnatrice, Condition féminine Canada - Forum du commerce international - No. 3-4/2008

En intégrant les femmes a la politique économique nationale, le Canada forge un modèle d'autonomisation des femmes et crée la force des marchés nationaux et mondiaux.

Les femmes occupent le devant de la scène comme jamais auparavant. Elles deviennent chefs de file, gestionnaires financières, stratèges commerciales, preneuses de risques et chefs d’entreprise.

Comprenant la force économique majeure des femmes et des dirigeantes d’entreprise, le Gouvernement et les milieux d’affaires canadiens s’engouffrent dans la brèche.

Les femmes et les micro-entreprises canadiennes

Le Canada est le chef de file de l’entrepreneuriat féminin. Une étude récente révèle que les Canadiennes comptent parmi les femmes ayant le plus l’esprit d’entreprise dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat féminin a fait un bond en avant de plus de 200% au Canada.

Depuis 1997, les Canadiennes on démarré des petites et moyennes entreprises (PME) deux fois plus souvent en moyenne que les hommes. Industrie Canada rapporte qu’en 2004, elles détenaient une part de propriété dans 47% des PME canadiennes.

Selon une étude récente de la Banque royale du Canada, si les femmes disposaient des mêmes opportunités et avaient accès aux mêmes conditions du marché du travail que les hommes, les revenus personnels augmenteraient de US$ 168 milliards, 1,6 millions de femmes de plus auraient un emploi au Canada et le produit intérieur brut augmenterait de 21%. De tels chiffres devraient retenir l’attention des chefs de gouvernement, des économistes et des milieux d’affaires. Mais qu’en est-il?

Une autre étude récente (Gender Challenges for Women in the Canadian Advanced Technology Sector) révèle que les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes à accéder aux postes de haut niveau. L’étude, publiée par l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa et du Forum Femmes en technologie de l’Alliance canadienne des technologies avancées, a examiné le déséquilibre entre les genres en matière de création d’entreprises, de pratiques de gestion et de performance.

Conciliation travail-vie professionnelle

L’étude montre que la conciliation travail-vie professionnelle est un des principaux problèmes freinant la réussite des femmes dans le secteur de la technologie avancée, à la fois pour les employés et les entrepreneurs. En fait, 60% des dirigeantes d’entreprise interrogées ont cité la conciliation travail-vie parmi les trois principaux obstacles avec des compétences de leadership insuffisantes et une pénurie de femmes mentors.

Comparativement aux entreprises appartenant à des hommes, celles appartenant à des femmes tendent à être plus petites, plus jeunes, concentrées dans les services, et en général, moins rentables. 

Les exportatrices canadiennes génèrent près de 40% de leur chiffre d’affaires sur les marchés étrangers. Elles commercent avec les principaux partenaires commerciaux du Canada: les États-Unis, l’Asie et l’Europe. Les États-Unis dominent le marché; ils absorbent 74% des exportations canadiennes. Ils sont talonnés par l’Asie (60%) et l’Europe (58%). Alors que le nombre de femmes qui exportent est en hausse constante, plus de la moitié des exportatrices canadiennes (57%) indiquent qu’elles font face à des difficultés liées au genre, fondées notamment sur les différences culturelles et le manque de considération.

Créer les conditions propices à la réussite des femmes

Depuis sa création en 1976 en vue “de coordonner les politiques relatives à la situation de la femme et de gérer les programmes qui s’y rapportent”, Condition féminine Canada (CFC) a collaboré avec ses partenaires gouvernementaux, non gouvernementaux et du secteur privé afin d’influencer les politiques et les principales initiatives ayant largement bénéficié aux femmes et aux jeunes filles canadiennes.

Helena Guergis est la nouvelle Ministre d’État à la condition féminine. Très engagée dans la défense des intérêts des femmes et ancienne propriétaire d’une petite entreprise, Mme Guergis a été nommée Ministre responsable de cette organisation petite mais dynamique, qui sort d’une période de réformes et de restructurations majeures. Reconnaissant l’imposant fossé qui persiste entre hommes et femmes dans de nombreux secteurs de la vie canadienne, CFC s’est modernisée et a rationalisé ses opérations pour améliorer sa transparence, être plus réceptive aux besoins évolutifs des hommes et femmes du Canada et s’attaquer spécifiquement aux obstacles freinant la pleine participation des femmes à tous les aspects de la vie canadienne.

L’objectif stratégique de CFC est triple: favoriser la sécurité et la prospérité économiques des femmes; renforcer la sécurité économique et la sécurité personnelle des femmes; et augmenter la participation des femmes à la société dans des rôles décisionnels et de chefs de file.

CFC promeut l’appropriation du marché du travail par les femmes, leur engagement dans des carrières non traditionnelles et leur égal accès à l’emploi et aux avantages parentaux. Ceci sous-entend d’appuyer l’entrepreneuriat féminin de façon efficace et concrète aux plans national et mondial. Dans cette optique, CFC collabore avec ses partenaires pour aider les femmes à améliorer leurs connaissances économiques et financières, développer leurs compétences commerciales et en leadership, accéder à des conseils et réussir professionnellement et personnellement.

CFC améliore la sécurité économique et personnelle des femmes en influençant les politiques et les programmes gouvernementaux et en finançant les organisations commerciales et à but non lucratif pour qu’elles mènent des projets tenant compte des besoins des femmes et des jeunes filles, dans des secteurs liés notamment à la violence, la prospérité économique et le développement du leadership. CFC collabore notamment avec l’Association des femmes autochtones du Canada et son organisation jumelle très dynamique, Sœurs par l’esprit, qui lutte contre la violence faite aux femmes autochtones.

CFC encourage la participation des femmes à la société dans des rôles décisionnels et de chef de file en intensifiant les partenariats avec les gouvernements, le secteur privé et le public canadien en général, afin de s’assurer qu’elles sont pleinement représentées au sein des instances décisionnelles aux plans de l’entreprise et du gouvernement. Partisan actif de la formation des femmes au leadership, CFC promeut les opportunités pour les femmes et les jeunes filles d’acquérir des compétences utiles pour exercer une influence dans les allées du pouvoir et sur le marché mondial.

De nouveaux partenariats ont été conclus avec les ministères clés, notamment ceux tenant un rôle précis dans la vie quotidienne des Canadiennes. Selon toute attente, les liens les plus forts ont été noués avec les agences fédérales des affaires sociales et de l’économie. Un des partenariats les plus fructueux et mutuellement bénéfiques a été celui conclu avec Affaires étrangères et Commerce international Canada (AÉCIC). En janvier 2008, AÉCIC a parrainé une mission commerciale de femmes d’affaires canadiennes en Jamaïque et à la Barbade, dirigée par Mme Guergis, alors Secrétaire d’État aux affaires étrangères et au commerce international,

Partenaires pour la prospérité des femmes

Au Canada, un des défis posés aux PME concerne le tri entre les nombreux programmes et ressources en faveur des personnes ayant des besoins particuliers. Et pour les femmes chefs d’entreprise non traditionnelles, le défi est de taille.

Il y a dix ans, en réaction aux tendances mondiales du marketing, à l’évolution démographique, à l’intérêt croissant des femmes pour l’emploi indépendant flexible et à l’essor rapide de la technologie, le Gouvernement canadien a créé des programmes de promotion des exportations afin d’informer les femmes sur les opportunités du commerce mondial et leur ouvrir les marchés internationaux. Depuis lors, AÉCIC a organisé une série de missions commerciales réservées aux femmes dans plusieurs villes américaines (Washington, Los Angeles, Chicago), en Australie, au Royaume-Uni et, comme mentionné ci-avant, en Jamaïque et à la Barbade. Les participantes se sont familiarisées avec les marchés locaux et d’autres cultures d’entreprise, ont créé des réseaux commerciaux et développé leur savoir-faire en matière de commerce mondial.

Avant les missions en Jamaïque et à la Barbade en janvier 2008, Mme Guergis avait à son actif plusieurs réalisations politiques en tant que membre du Cabinet et plus tôt comme critique du parti d’opposition sur les questions mondiales et le commerce mondial. Après avoir servi comme Secrétaire parlementaire auprès du Ministère du commerce international de janvier 2006 à janvier 2007, elle a été promue Secrétaire d’État aux affaires étrangères et au commerce international (avec des responsabilités additionnelles en sport amateur). Un de ses dossiers prioritaires concernait les femmes et le commerce. En juin 2008, dans le cadre de l’action du Gouvernement canadien en vue de renforcer la sensibilisation à la diversification des fournisseurs, elle a mené une autre mission à Philadelphie et New York pour un groupe de femmes entrepreneurs du secteur alimentaire de l’est canadien.

Concernant l’instauration de conditions propices à la réussite des femmes, CFC et ses partenaires explorent actuellement les possibilités des femmes propriétaires d’entreprises d’être certifiées par WEConnect Canada (voir article, page 28), nouvelle entreprise dirigée par des femmes. (Une entreprise dirigée par des femmes est une entreprise étant au moins détenue, gérée et contrôlée à 51% par une ou plusieurs femmes). Le concept a été développé par Women’s Business Enterprise National Council aux États-Unis. La diversification des fournisseurs multiplie les opportunités commerciales des groupes sous-représentés dont les femmes, les minorités et les autochtones. Pour les femmes d’affaires canadiennes souhaitant élargir leur activité, la certification facilitera l’accès aux chaînes logistiques du Royaume-Uni et des États-Unis.

 

Les femmes et l’entrepreneuriat mondial – Le commerce en toute égalité

Il existe de nombreux exemples d’initiatives en vue d’élargir le nombre de femmes d’affaires, dirigeantes et chefs d’entreprise dans le monde développé et en développement. Ainsi, en mars 2008, Goldman Sachs a annoncé qu’il investira US$ 100 millions sur cinq ans dans le cadre d’une initiative mondiale appelée
“10 000 femmes”. Le projet entend nouer des partenariats entre les universités américaines et européennes, et les écoles de commerce des pays à l’économie chancelante (Afghanistan, Egypte, Inde, Kenya, Nigéria, Rwanda et Tanzanie) pour offrir à 10 000 femmes une formation de qualité en économie et gestion. Goldman Sachs développe actuellement des partenariats similaires aux États-Unis pour venir en aide aux femmes américaines défavorisées.

On ne peut passer sous silence des organisations comme l’Alliance internationale des femmes (AIF), qui compte plus de 50 000 membres à travers le monde et entend “unir, soutenir et promouvoir les femmes professionnelles et leurs réseaux en vue de collaborer, de partager les ressources et d’exploiter les idées” pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes. La lauréate 2008 du World of Difference Lifetime Achievement Award de l’AIF est Haifa Al Kaylani, fondatrice de l’Arab International Women’s Forum. “Ce prix récompense les réalisations exceptionnelles d’une femme forte et témoigne de la capacité de chaque individu de faire toute la différence au monde pour l’amélioration des femmes,” a déclaré Mme Al Kaylani. (voir l’article de la page 41).

L’avenir des femmes chefs d’entreprise

En créant les conditions propices à la réussite des femmes aux plans national et international, CFC et ses partenaires contribuent à garantir une prospérité durable à la nation tout entière. Plus nous créons d’opportunités et aidons les femmes à démarrer leur entreprise, à maintenir sa viabilité et à se hisser sur les marchés mondiaux, plus nous consolidons notre économie. En ces temps incertains – de crise économique mondiale – les femmes d'affaires canadiennes toujours plus motivées et qualifiées se tiennent prêtes à user de leur influence – de manière positive et marquée.

La volonté est là. Notre travail est désormais de positionner les femmes sur le devant de la scène commerciale mondiale.

 


EXPERTISE DE CONDITION FÉMININE CANADA

Clare Beckton est avocate, écrivain, universitaire et fonctionnaire de carrière. Depuis qu’elle a rejoint la Section des droits de la personne du Ministère de la Justice en 1984, l’ascension de Mme Beckton au sein du Gouvernement du Canada a été rapide. En 2005, en tant que titulaire d’une bourse d’études Fullbright, elle a obtenu une maîtrise en administration publique (MAP) axée sur le leadership de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. Elle a été nommée au Women’s Leadership Board de la Kennedy School of Government. En 2008, elle a reçu le prix Femme de l’année de la Federated Press en reconnaissance "des réalisations exceptionnelles et du remarquable leadership d’une femme canadienne" et elle a été mise en nomination par le Réseau des femmes exécutives pour un prix Top 100 des Canadiennes les plus influentes. 

En tant que coordonnatrice/administratrice générale de Condition féminine Canada, Mme Beckton met ses compétences et son expérience à disposition de nombreux forums nationaux et internationaux, tels que Women Leaders Network, organisme privé qui conseille les dirigeants de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique sur les questions d’égalité hommes-femmes et garantit la prise en compte des femmes lors du développement des politiques et approches économiques et commerciales régionales.

L’équipe d’experts de CFC inclut également Dawn Nicholson-O’Brien, coordonnatrice adjointe, dotée d’un esprit novateur et d’une expérience de plusieurs années dans le secteur du développement de partenariats public-privé; Judith Gelbman, conseillère principale en matière de politiques, diplômée en économie de la London School of Economics, avec une formation en commerce international et une expérience gouvernementale récente dans le secteur des relations énergétiques internationales et du commerce mondial; et Jill Thomson, conseillère spéciale récemment recrutée, spécialiste en propositions de projets dans les secteurs de la diversification des fournisseurs, du maintien et de l’avancement des femmes dans les entreprises de haute technologie, et de la participation démocratique des femmes.