10.09.2008
Caroline Vallas rejoint le Groupe Ligaris en tant que directrice générale
Caroline Lavas rejoint le groupe Ligaris en tant qu'associée et directrice générale. Elle aura pour mission le renforcement des expertises et le développement du Groupe en matière de stratégies de communication globale auprès d’annonceurs privés et publics pour leurs campagnes de communication corporate, image ou institutionnelles. Précédemment directrice générale de DDB Corporate , elle a pendant 11 ans dirigé les équipes conseil, piloté les expertises multi-métiers, et supervisé de vastes campagnes de communication par exemple pour l’Artisanat, Aéroports de Paris, l’Apprentissage et l’Alternance (Ministère du travail), l’INPI, les Travaux Publics, l’Assurance maladie, le Ministère des Finances, Médéric, UCB, … ainsi que plusieurs opérations financières et ouvertures de capital (ADP, Thomson, Air France, Alstom…).
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16.08.2008
Elle, moins bien lotie que Lui
Les femmes restent moins bien protégées contre les vicissitudes du marché du travail. Elles occupent plus de 82 % des postes à temps partiel.
Pas l’once d’une atténuation en 2007 : sur le marché du travail, les femmes restent de loin la catégorie la plus discriminée. On savait déjà que, pour trouver un emploi en France, mieux valait se prénommer Jean que Jeanne. L’INSEE nous le confirme dans son étude, au regard de l’année dernière.
Dernières embauchées, premières licenciées. « À tous les âges, il y a proportionnellement plus de chômeuses que de chômeurs, mais c’est entre vingt-cinq et quarante-neuf ans que les écarts sont les plus marqués (8,1 % contre 6,6 %) », affirment les auteurs de l’enquête, François Chevalier, Isabelle Macario-Rat et Anne Mansuy. Au total, sur les 2 215 000 personnes qui se déclarent au chômage, 1 121 000 sont de sexe féminin. Mais des disparités plus évidentes apparaissent en fonction de la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, 16 % des ouvrières n’ont pas d’emploi contre 9,5 % des ouvriers, alors que, dans les professions intermédiaires, les différences sont beaucoup moins importantes. Le niveau de diplôme n’y est malheureusement pas anodin : 22,7 % des chômeuses ont arrêté leur parcours scolaire après un brevet des collèges ou un CAP.
Or pour celles qui arrivent à surmonter ce premier obstacle du mauvais sort des statistiques qu’est l’ANPE, les embûches sont encore nombreuses sur la route qui mène à un emploi stable et sécurisé, égal à leurs compères masculins. Tout d’abord car hommes et femmes n’occupent pas les mêmes postes. « Près de la moitié des femmes sont employées, contre seulement 13 % des hommes ; (…) au sein des professions intermédiaires, les femmes sont plutôt infirmières, institutrices ou cadres B de l’administration, tandis que les hommes sont plutôt contremaîtres, agents de maîtrise ou techniciens », révèle l’étude de l’INSEE. Quant à la catégorie des cadres, les femmes restent encore sous-représentées : 13 % d’entre elles ont un poste à responsabilité, contre 18 % chez les hommes. Même dans les secteurs d’activité dits très « féminisés » que sont l’éducation, la santé et l’action sociale, les femmes se maintiennent à des postes de qualification intermédiaire.
Enfin, reste la plus emblématique des inégalités entre sexes dans le monde du travail : le temps partiel (très répandu parmi les employés). Plus de 82 % des emplois à la durée hebdomadaire incomplète restent occupés par des femmes. Pourtant seulement 29 % d’entre elles souhaitent travailler plus (36 % pour les hommes), selon l’INSEE. Même parmi les travailleuses de vingt-cinq à quarante-neuf ans, la proportion de femmes qui se déclarent en sous-emploi ne dépasserait pas 30,7 %. Des pourcentages qui pourraient trouver une explication dans la modification du questionnaire de l’INSEE, dénoncée en juin par le collectif Autres Chiffres du chômage. « Les enquêteurs ne demandent plus au salarié s’il souhaite travailler plus, mais s’il aurait souhaité travailler plus la semaine dernière. » Comme les salariés ont organisé leur vie personnelle, en particulier la garde des enfants, en fonction du temps partiel, cette nouvelle formulation de la question induirait beaucoup plus de réponses négatives.
Christelle Chabaud
Source L'Humanité
10:15 Ecrit par Femmes3000 dans News | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Femmes3000, travail, délégations, ONU, femmes, politique
15.08.2008
Chambre nationale des femmes chefs d’entreprise
Tunis - Chambre nationale des femmes chefs d’entreprise - Table ronde: Multiplier les chances d’un entrepreneuriat encore plus rentable
L’intégration de la femme dans le développement intégral et durable représente un maillon capital sans lequel il serait impossible de parvenir à enregistrer des résultats politiques et socioéconomiques probants.
Depuis l’Indépendance, la Tunisie a misé sur le rôle multidimensionnel que peut assumer la femme tunisienne de par ses devoirs familiaux et sociaux mais aussi en tant que ressource humaine apte à produire et à apporter par sa contribution économique une plus-value de taille. Et voilà que depuis l’avènement du 7-Novembre, l’importance de la femme ne cesse d’être confirmée. Convaincu par ses compétences et son développement perpétuel, l’Etat lui consacre toujours une place de choix dans les décisions lui permettant de mieux se positionner dans une société à base patriarcale et de mieux contribuer à l’essor économique du pays.
C’est à partir de cette conception positive du rôle de la femme dans la société que le système de microfinancement a été introduit, focalisant sensiblement sur l’émancipation et la promotion de l’activité féminine....
Source : African Manager
10:15 Ecrit par Femmes3000 dans World | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Femmes3000, travail, Afrique, délégations, ONU, femmes
13.08.2008
Femmes et culture maraîchère : Hier revendeuses, elles sont aujourd’hui productrices
Faute de terre, elles se contentaient d’écouler les productions des hommes sur la place du marché. Mais aujourd’hui, beaucoup de femmes sont passées du statut de simples revendeuses à celui plus noble de productrices.
Vivre de la sueur de son front. Tel est le credo de ces femmes. Elles sont d’un courage et d’une détermination exemplaires. Leur travail, c’est la culture maraîchère. Elles exploitent des lopins de terre dans le bas-fond du secteur n°27 situé dans le prolongement du parc urbain Bangr-wéogo. C’est un spectacle de les voir travailler. Le matin bien avant 6h, ces femmes montrent déjà de l’ardeur au travail, à l’image de Bibata, une brave femme d’une trentaine d’années. Un foulard sur sa tête, l’habit quelque peu usé, le pagne trempé qui descend jusqu’à mi-jambe. Elle a les pieds nus. Avec deux arrosoirs de 15 l chacun, Bibata va puiser l’eau 60m plus loin. En 03mn maximum, elle fait un aller-retour entre son jardin et la tranchée d’eau. Bibata accomplit un travail exceptionnel. Toutes les femmes envient ses plants. Elle en est elle-même très fière. "C’est le fruit d’un travail laborieux", dit-elle.
Ce travail représente toute sa vie. Et elle le dit à qui veut bien l’entendre. Avec ce qu’elle gagne, elle parvient à résoudre elle-même ses problèmes d’argent. Bibata aide aussi son époux à couvrir les dépenses du foyer. Entendez par là la scolarisation de leurs deux premiers enfants qu’elle prend volontiers en charge. "A l’instar des autres femmes, Bibata n’a pas toujours été productrice". L’intervention des femmes dans la production est assez récente. En effet, à l’instar des autres femmes, Bibata n’a pas toujours été productrice. Avant, elle venait sur place acheter les légumes avec les hommes, alors producteurs exclusifs. Elle les revendait ensuite dans les marchés de Dassasgo et de Zogona.
C’est un travail qu’un homme ne s’imagine pas faire. Autant on voyait mal une femme s’ériger en productrice. "La production demande beaucoup d’efforts physiques. Ainsi c’était un travail d’homme. Les femmes se chargeaient de vendre ce que nous produisons au marché," confie Hamado, un des maraîchers. Mais depuis lors les choses ont changé. Au départ revendeuses, aujourd’hui bon nombre de femmes font du maraîchage leur gagne-pain. Elles exploitent des surfaces assez réduites. A peine 200 m2 pour chaque femme. L’accès à la terre par les femmes apparaît alors comme un problème crucial. "Généralement les femmes ne sont pas propriétaires terriens.
Il y a un problème d’accès au foncier qui se pose à leur niveau", selon Dr Millogo/ Sorgho Marie Claire, directrice générale du Renforcement des capacités et d’expertises féminines du ministère de la Promotion de la femme. Mais les femmes qui ont un certain pouvoir d’achat deviennent souvent propriétaires de terre. "Étant au départ revendeuses, les femmes arrivent à faire des économies. Une fois qu’elles ont l’argent, elles peuvent alors acheter ou louer de petites portions de terre. Ce sont généralement des terres marginales. Mais parce qu’elles sont travailleuses, elles parviennent à la valoriser pleinement", explique Mme Millogo. Ce processus d’appropriation des terres par les femmes s’inscrit aussi dans l’évolution des mentalités chez les hommes. Ces derniers acceptent de plus en plus la cohabitation, du moment où tout le monde y trouve son compte. "Ces femmes sont aussi nos femmes en quelque sorte. Ce qu’elles gagnent, c’est le fruit de leurs souffrances. Et nous en tant qu’hommes, ce que nous gagnons est aussi le fruit de nos labeurs", confie Hamado.
Produire et vendre soi-même pour augmenter son gain. Aujourd’hui les femmes sont en amont et en aval du maraîchage dans la zone. Si dans la production elles interviennent désormais à côté des hommes, elles demeurent quasiment seules dans l’écoulement des productions. En effet, ce sont uniquement des femmes qui viennent acheter des légumes avec les hommes pour les revendre sur la place du marché. La plupart des femmes productrices vont vendre leurs productions directement aux consommateurs. Cela leur permet d’augmenter leur gain. Elles réalisent ainsi un bénéfice quotidien variant entre 3000 et 5000 FCFA. Les hommes, eux dépendent fortement des revendeuses. De plus en plus de femmes interviennent dans le circuit. Tout cela se passe en parfaite collaboration avec les hommes. Il n’est pas rare qu’un homme vienne en aide à une femme.
Les hommes sont sans conteste plus expérimentés et mieux outillés. C’est un travail très difficile. Les femmes elles-mêmes le reconnaissent. Les plants demandent beaucoup de soins. A cela s’ajoutent les travaux domestiques qui leur incombent. C’est pourquoi elles doivent chaque jour faire montre de courage et de détermination. Mais pour Bibata, c’est un sacrifice qui vaut vraiment la peine, dans la mesure où elle peut ainsi se libérer de l’emprise de son homme.
Inoussa MAïGA (stagiaire)
Source : Le FasoZine
10:10 Ecrit par Femmes3000 dans World | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paris, Femmes3000, travail, Afrique, délégations, ONU, femmes


